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L’ATIBT publie un nouvel état des lieux de la chaîne de valeur bois domestique en République du Congo. Réalisée dans le cadre du Projet d’Appui au développement durable de la filière bois d’œuvre national (MIB Congo), cette étude dresse un diagnostic approfondi du marché intérieur du bois et identifie plusieurs leviers pour renforcer sa structuration, sa formalisation et sa contribution à l’économie nationale.

Publication de l’état des lieux de la chaîne de valeur bois domestique

Réalisée par le consortium FRM Ingénierie – BCAF-Congo, l’étude analyse l’ensemble de la chaîne de valeur, depuis l’accès à la ressource forestière et la première transformation jusqu’à la commercialisation, la menuiserie et la consommation finale. Elle s’intéresse également à la réglementation et à l’accès au bois légal, aux facteurs économiques et commerciaux, à la formation professionnelle ainsi qu’à l’inclusion sociale.

Le diagnostic repose sur un important travail de terrain. Au total, 895 personnes ont été interrogées, notamment des menuisiers et ébénistes, vendeurs de bois, scieurs artisanaux, femmes et représentants des populations autochtones. Les enquêtes ont été conduites à Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti et Ouesso, et complétées par un suivi des flux de sciages aux principaux points d’entrée de ces villes.

Un marché intérieur important mais encore largement informel

L’un des principaux enseignements de l’étude concerne le poids économique du marché intérieur du bois. La consommation urbaine de sciages est estimée à environ 150 000 m³ par an, correspondant à près de 390 000 m³ de grumes mobilisées en forêt. Le chiffre d’affaires annuel du segment urbain est estimé entre 25,6 et 32 milliards de FCFA.

Mais l’approvisionnement reste très largement informel : environ 66 % des sciages consommés proviennent d’une production artisanale majoritairement informelle, contre 34 % issus de la transformation industrielle formelle. En 2025, les agréments et permis spéciaux en vigueur couvraient moins de 2 % des volumes artisanaux estimés.

L’étude souligne parallèlement l’important potentiel de valorisation de la ressource forestière congolaise. Plus de 50 essences sont mobilisées par le marché intérieur, dont 21 essences moins connues (LKTS). L’amélioration des rendements matière, la diversification des essences utilisées, une meilleure adaptation des dimensions des sciages aux besoins réels du marché et la valorisation des produits connexes constituent ainsi des pistes importantes pour renforcer la compétitivité de la filière.

Des pistes pour structurer et professionnaliser la filière

À partir de ce diagnostic, le rapport identifie plusieurs priorités : sécuriser et formaliser l’approvisionnement du marché intérieur, renforcer la place du bois légal, mieux articuler production industrielle, PME et transformation artisanale, améliorer les compétences techniques, valoriser davantage les essences disponibles et accompagner la diversification de l’industrie nationale.

Ces résultats doivent permettre d’orienter les prochaines actions du projet MIB Congo et, plus largement, de contribuer à une filière bois domestique mieux structurée, plus professionnelle et créatrice de davantage de valeur ajoutée au Congo.

Le rapport complet « État des lieux de la chaîne de valeur bois domestique en République du Congo » est disponible en téléchargement ci-dessous.

 

 

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